Sortir du passé historique.

« Traitement » affligé aux malades.

 

1952.

Le grand tournant de la psychiatrie : vers un traitement humaniste de la maladie.

Le premier neuroleptique fut la chlorpromazine (molécule commercialisée sous le nom « Largactil »), fut découvert en France par Henri Laborit qui travaillait sur l'anesthésie.

 

Encore de nos jours.

L’Exorcisme est encore pratiqué sur nos malades psychiques.

Une pratique religieuse qui laisse à croire qu’une barrière existe en scindant deux populations distinctes : d’un coté les « fous » psychotiques et de l’autre les personnes « saines » soumises aux forces du mal en prise avec le diable.

NON.

La virulence de leurs symptômes révélés est certainement le fait que le souffrant est affecté de deux maladies psychiques concomitantes accentuant ses crises délirantes jusqu’à l’insupportable :

La schizophrénie hallucinatoire mystique et l’épilepsie dans toute sa violence.

 

Il est bon de rappeler que la schizophrénie n’immunise pas contre d’autres maladies.

Et c’est la seconde raison de surmortalité des schizophrènes qui ne peuvent supporter plusieurs traitements lourds.

La première raison étant le suicide.

 

Cette tromperie religieuse, c’est aussi mon combat pour que cette maladie devienne légitime et pouvoir enfin envisager la seule approche, celle digne d´une réelle maladie psychique compréhensible par le souffrant.

 

Faudra t-il encore combien de victimes pour qu´enfin on ouvre ce dossier, que nos malades ne soient plus en errance, que cette non-assistance ne leur laisse plus croire à leur monde fait d´irréalités qui les conduit, bien souvent, vers des mouvements religieux, des sectes avec leurs méthodes manipulatoires déviantes dites de psychothérapie globale.

 

Non, nos jeunes dans cette tourmente ne s’en sortiront pas, ni par la spiritualité, ni par la prière, ni par des rituels, ni par des pèlerinages et autres menteries, car ils s’enferment plus encore dans leurs croyances qui les positionnent en déni de maladie et les rends potentiellement dangereux pour eux-mêmes et pour la société.

 

Car c’est une réelle maladie, sans concession en états d’âmes (*), dont l’unique voie est l’assistance par une prise en charge médicale digne de notre société avec son suivi psychiatrique rigoureux.

 

(*) En fait, ceux qui savent où se trouve l’âme, écrivez-moi.

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Les Journées Francophones de la Schizophrénie.

Exposition organisée par l’association Schizo ?...Oui !

Page incorporée le vendredi 15 janvier 2010