Le déni de maladie.

Les trois raisons d’une catastrophe inévitable.

 

Du souffrant : le déni de sa maladie.

Le refus de reconnaître l'existence de sa maladie est le principal obstacle à la recherche et au suivi d'un traitement.

Pour les personnes atteintes de schizophrénie, l'acceptation de la maladie peut prendre des années et même ne jamais se produire.

La difficulté tient au fait que pour la personne souffrant d'hallucinations, lesquelles sont, en fait, vécues plus intenses que réalités.

- Lorsque l’on entend réellement des voix, comment peut-on les remettre en cause ?

- Lorsque l’on voit réellement l’inexistant, comment peut-on le remettre en cause ?

- Lorsque l’on a des sensations de possession intérieure, comment peut-on les remettre en cause ?

 

Il faut du temps, des rechutes et de la réflexion sur soi-même pour accepter que l'on soit malade.

Un nombre croissant de travaux de recherche suggèrent que le déni -souvent associé à un manque d'insight (*)- pourrait être un symptôme physique de la maladie elle-même.

La schizophrénie pourrait causer de réels changements dans le cerveau qui seraient la cause de la difficulté voire même de l'impossibilité pour les souffrants de réaliser qu'ils sont malades.

 

(*) Insight : En psychologie, l’insight est la découverte soudaine de la solution à un problème sans passer par une série d'essais-erreurs progressifs.

 

De sa famille : le déni de la maladie.

Une maladie qui fait peur –toujours associée à la folie- donc que l’on «cache» en espérant que ce n’est que transitoire.

La culpabilisation d’être à l’origine de ce désastre avec risque de rupture de la cohésion familiale.

La méconnaissance de la maladie et de ses symptômes conduit de nombreux parents à penser que leur proche est simplement en marge de la société, associable, fainéant...

Un rejet qui conduit vers la marginalité, l’errance, la prison...

 

De la société : le déni de souffrance.

Ca fait peur parce que le schizophrène vous renvoie à l’inhumain, ça fait peur parce qu’autrui est le miroir de soi, ça fait peur parce qu’elle est l’inacceptable, ça fait peur parce qu’elle remet en cause nos valeurs...

 

L’explicatif est la seule manière permettant de se positionner dans une prise en charge thérapeutique plus que nécessaire.

Ne cultivons pas la possibilité de croire à ses hallucinations, à ses perceptions.

« On doute de la réalité, on ne doute jamais de son délire. »

Edouard Zarifian (1941-2007), professeur de psychiatrie et de psychologie médicale / Les jardiniers de la folie.

 

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Les Journées Francophones de la Schizophrénie.

Exposition organisée par l’association Schizo ?...Oui !

Page incorporée le vendredi 15 janvier 2010