La névrose prophétique

Un individu prétend parler au nom de Dieu, puis se prend pour un prophète, puis se fait diviniser.

Ensuite il assouvit ses bas instincts et sa soif de pouvoir.

Par Bernard Raquin

 

Mécanismes psychologiques conduisant à la décompensation égotique :

Les prophètes se divisent en refoulés austères, ou en profiteurs lubriques.

Mais la religion se veut une zone de non-droit, de croyance et non d'intelligence, et les textes sacrés servent surtout à massacrer, ayant été rédigés pour cela.

N'importe quelle fadaise peut être enseignée dans les lieux de culte, y compris des grossières erreurs ou des appels aux meurtres.
Les religions prophétiques manipulent les enfants dès le plus jeune âge, pour en faire des robots sans âme au service du pouvoir temporel.

La psychologie du prophète est la suivante :

 - Etre frustré, en général avec un problème de reconnaissance paternelle ;

 - Vouloir s’élever au-dessus d’une vie médiocre, et être appelé dans des circonstances merveilleuses ;

 - Se sentir élu, en obtenant de « Dieu » l’approbation qui manque socialement ;

 - Douter de sa mission à haute voix, pour inciter quelques êtres fragiles à nous convaincre, en fait à les convaincre de nous convaincre;
 - Puis se sentir incompris, pour se transformer en victime, position la plus facile à tenir et la plus manipulatoire ;

 - En vouloir aux autres, et ainsi justifier ses prochains délits, en dévalorisant autrui, en les déclarant « ignorants, mécréants, païens, contre-révolutionnaires » ;

 - Etre l’objet de rejet, pour permettre aux hallucinations auditives (« Dieu ») de se renforcer ;

 - Choisir un temps d’isolement pour calmer l’angoisse en prétextant des rendez-vous avec des puissances invisibles ;

 - Continuer le recrutement en disant des choses à-demi compréhensibles qui nécessitent une explication par soi-même ;

 - Etablir la rivalité entre les premiers disciples, et commencer à les hiérarchiser ;

 - Imposer des interdits pour tester la résistance d’autrui, puis concevoir les premiers rituels pour obliger à la soumission ;

 - Distiller la crainte magique face aux gestes quotidiens, à la nourriture, à la sexualité et à l’hygiène, pour introduire son esprit dans celui des adeptes ;

 - Développer des troubles obsessionnels compulsifs pour faire perdre la raison et enraciner la croyance aveugle ;

 - Obtenir que le groupe fonctionne comme une entité, où chaque membre intoxique et surveille les autres membres ;

 - Devenir le juge qui règle les litiges, et recommander une plus grande obéissance à soi-même, déclaré prophète à son corps défendant;

 - Puis s’emparer des biens d’autrui, et parfois de leurs femmes ;

 - Puis utiliser « Dieu » pour menacer et châtier les récalcitrants ;

 - Et bien sûr culpabiliser, mentir, manipuler, menacer et promettre.


Souvent, la religion utilise une technique de confusion mentale, pour plonger les fidèles en état d’hypnose maléfique : la guerre est sainte, tuer est un acte de foi, mourir c’est vivre, forcer c’est rendre service, se soumettre c’est être libre, la connaissance c’est l’ignorance, l’ignorance c’est la connaissance, par de pieux mensonges on combat pour la paix...



On constate le même mécanisme chez les prophètes politiques.

La névrose prophétique étant enivrante, des milliers de prophètes se sont succédés, se prétendant tous le meilleur ou le dernier. Cela continue au 21ème siècle, car jusqu'à maintenant la psychologie et la psychiatrie comprenaient mal ce phénomène de compensation des personnalités immatures et instables.

Toutefois les nombreux prophètes du 19ème et 20ème siècle sont beaucoup moins dangereux et haineux que leurs prédécesseurs. Il semble que, sous l'effet des progrès de l'Histoire, de la science, de l'archéologie et de la psychothérapie, la paranoïa prophétique évolue vers une schizophrénie prophétique. 


Mécanismes en action pour favoriser la haine (d'un point de vue psychologique).

On retrouve ces mécanismes dans toutes les sectes violentes.

- Séparer le monde en deux (nous les bons et les autres méchants), en portant des vêtements pour s'isoler des autres, par les pratiques alimentaires (superstitions sans fondements), les scarifications, la circoncision, l'excision, etc.

- Dénigrer les autres, leurs valeurs, leur identité.

- Insulter au nom de Dieu et inciter à bafouer les lois divines et humaines.

- Justifier les crimes, en transformant Dieu en tueur à gages.

- Valoriser les pires délits, pour plaire aux criminels qui serviront de milices, par exemple dans le Coran la justification de la polygamie, des amputations, des trahisons, du double langage, etc. Dans Mein Kampf, cela se traduit par une haine contre les Juifs ; l'idée de Dieu est remplacée par le concept de race supérieure.  Chez Marx et Lénine, la vanité est activée par le concept "d'avant-garde du prolétariat".

- Inciter à ne pas réfléchir, mais à croire bêtement.

- Faire peur en manipulant les esprits faibles, par exemple en les menaçant de l'enfer, et illusionner en menaçant d'un paradis blasphématoire (par exemple dans le Coran l'idée du bordel céleste, les femmes et les jeunes garçons prostitués éternels). Dans le communisme, l'idée de paradis est traduite par "les lendemains qui chantent". Dans le nazisme, cela devient "la paix pour mille ans".

- Promettre d'une manière conditionnelle pour inciter à devenir un assassin pour la Cause. Dans la Bible : quand les Hébreux auront éliminé les prêtres de Baal et leurs dévots. Dans le Coran : quand les musulmans auront éliminé à peu près le reste de l'humanité, traités de juifs, mécréants, idolâtres, etc. Chez Marx et Lénine : quand les communistes auront éliminé les contre-révolutionnaires et les bourgeois. Chez Hitler : quand tous les Juifs auront été exterminés.

 

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Mise à jour le mercredi 21 juillet 2010 - * maurice.champion20@wanadoo.fr *